La ville oubliée, huile sur toile de David Daoud, présenté lors de l’exposition « Partir ».
2024, dimensions 160 x 160 cm
Dans La ville oubliée, un paysage urbain lumineux se déploie à travers un réseau dense de lignes noires qui dessinent rues, façades et perspectives. La composition évoque un urbanisme complexe, rappelant certaines villes du Moyen-Orient. Un poteau électrique apparaît comme un point de convergence autour duquel s’organise la trame de la ville. Au sein de cette architecture serrée, la vie est suggérée plutôt que représentée. Le spectateur imagine une communauté discrète, vivant dans cet espace presque invisible au regard du monde. L’équilibre entre abstraction et figuration permet au regard de circuler librement dans le tableau, comme s’il explorait une ville redécouverte après un long oubli.
Cette œuvre de David Daoud s’inscrit dans une démarche picturale profondément marquée par le mouvement, la mémoire et l’expérience du déplacement. Nourrie par un parcours de vie traversé par le nomadisme, sa peinture conjugue intensité chromatique et dynamisme des formes, laissant affleurer une énergie à la fois contenue et vibrante.
Loin d’imposer un récit, l’artiste ouvre un espace d’interprétation libre, invitant chacun à projeter sa propre histoire et à entrer dans l’œuvre par l’émotion, l’imaginaire et la résonance intime. Cette approche fait écho à la philosophie de la Galerie Retour de Voyage, où le regard devient lui-même un acte de déplacement.
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